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La chronique de l'institut de gériatrie de Montréal

Le mardi 20 mai 2014

La chronique de l'institut de gériatrie de Montréal Vous êtes hospitalisé…que se passera-t-il, que pouvez-vous faire…

Depuis quelques années, le Ministère de la santé et des services sociaux a mis en œuvre une « Approche adaptée à la personne âgée en milieu hospitalier » afin justement d’adapter les pratiques hospitalières à la réalité des personnes âgées, toujours plus nombreuses, qui fréquentent les établissements de soins de courte durée. Ainsi, tous les hôpitaux du Québec, avec l’ensemble de leur personnel et de leurs médecins,  sont à travailler à revoir leurs façons de faire pour tenir compte de la fragilité particulière des aînés. Vous vous demandez ce que cela pourra bien changer si jamais vous devez aller à l’hôpital… Lisez bien ce qui suit…
 
Dans la mesure où vous le pourrez, on vous demandera de faire tout ce que vous faisiez déjà quand vous étiez à la maison. Hé oui! Vous pensez sans doute que ce n’est pas sérieux, que si vous êtes à l’hôpital, c’est que vous n’allez vraiment pas bien, que vous devez rester couché, vous reposer, qu’on doit vous aider à vous laver, à manger… Détrompez-vous! C’est vrai, mais seulement en partie. Ces idées sont souvent des préjugés ou des idées fondées sur de très vieilles pratiques, qui ne tiennent pas compte des connaissances actuelles et qui peuvent avoir des conséquences parfois tragiques sur les personnes âgées.

Par exemple, saviez-vous que :
    
  • Une seule journée d’alitement se traduit par trois jours d’hospitalisation chez une personne âgée de 75 ans?
  • Une personne de 75 ans perd de 5 à 10 % de sa masse musculaire par semaine d’alitement et risque de requérir plusieurs semaines de réadaptation pour récupérer son autonomie à la marche?
  • Un ulcère de pression (une plaie) peut se développer en seulement trois heures d’alitement sur une civière?
  • Une personne de 75 ans qui subit une chirurgie ou qui est aux soins intensifs risque de faire un delirium (état confusionnel aigu habituellement transitoire et réversible, souvent confondu avec la démence) dans plus de 75 % des cas?

Pour prévenir autant que possible que ces situations ne se produisent à l’hôpital, les intervenants vous parleront possiblement de l’AÎNÉES, qui est un acronyme qui aide à rappeler les points importants dont on doit tenir compte pour une personne âgée.
 
: pour l’AUTONOMIE : mobilité et activités de la vie quotidienne
I : pour INTÉGRITÉ DE LA PEAU 
N : pour la NUTRITION et pour l’HYDRATATION 
É : pour l’ÉLIMINATION : urinaire et fécale
E : pour l’ÉTAT COGNITIF 
S : pour SOMMEIL 
 
On vérifiera avec vous ce que vous pouviez faire à la maison et on vous demandera de continuer à le faire autant que possible. Cela permettra d’évaluer si vous avez besoin d’un soutien particulier et de voir comment on peut vous aider à maintenir l’autonomie que vous aviez avant d’arriver à l’hôpital. Les intervenants ont à cœur que vous retourniez chez vous sans avoir perdu de vos capacités.
 
De plus, on discutera avec vous et vos proches, de votre départ de l’hôpital au tout début de votre séjour. Non pas parce qu’on veut se débarrasser de vous, mais bien parce qu’on sait que l’hôpital n’est pas le lieu idéal pour se remettre en forme. De plus en prévoyant, on peut mieux ajuster les services dont vous pourriez avoir besoin à votre départ : popote roulante, aide au bain pour quelques semaines, etc.
 
Vous ne comprenez pas pourquoi on vous demande de faire telle ou telle chose? Demandez-le! Les intervenants pourront vous expliquer pourquoi il est si important de marcher, boire, manger, dormir, etc… Et vous pourrez continuer de profiter de votre autonomie…

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