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La chronique de Richard Béliveau

Le lundi 2 mars 2015

La chronique de Richard Béliveau Vieillir en santé : pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes?

Au Canada, l’espérance de vie d’une fille née en 2009 est de 83,3 ans, soit presque 5 années de plus qu’un garçon (78,8). Comment expliquer une telle différence?

Premièrement, la plus longue longévité des femmes est une adaptation qui vient de leur rôle essentiel dans la reproduction : en plus de donner naissance aux enfants, les femmes ont dû tout au long de l’évolution les nourrir et les accompagner étroitement durant les premières années de vie pour leur permettre d’atteindre l’âge adulte. Une mortalité prématurée des femmes aurait donc eu des conséquences désastreuses pour la survie de l’espèce et il semble que l’évolution ait doté les femmes d’un avantage biologique qui leur permet de vivre plus longtemps.

Cette longévité accrue est bien illustrée par l’apparition plus tardive de maladies graves et potentiellement mortelles. Par exemple, alors que les hommes sont souvent touchés par les maladies du cœur entre les âges de 50 et 60 ans, ces maladies frappent les femmes en moyenne 10 ans plus tard, entre 70 et 80 ans. Puisque les maladies du cœur sont responsables à elles seules de la moitié des décès, il n’est donc pas étonnant que le club sélect des centenaires compte 5 femmes pour un homme!
Des résultats récents suggèrent que le système immunitaire des femmes pourrait lui aussi participer à leur plus longue espérance de vie. On sait depuis plusieurs années que le vieillissement est associé à un déclin des fonctions immunitaires qui favorise l’apparition d’infections, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Selon les dernières études, ce déclin de l’immunité serait moins prononcé chez les femmes qui conservent en vieillissant de plus grandes quantités de lymphocytes (globules blancs) et de cellules immunitaires « tueuses » (NK). En d’autres mots, le système immunitaire des femmes est mieux conservé lors du vieillissement et peut donc mieux protéger le corps d’agressions potentiellement dangereuses.
 
Les avantages biologiques innés qui permettent aux femmes de vivre plus longtemps ne doivent cependant pas faire oublier que ces protections ne serviront à rien face à des choix de vie malsains. Le tabagisme, par exemple, a augmenté significativement chez les femmes canadiennes au cours des dernières années et le cancer du poumon surpasse maintenant le cancer du sein comme cause principale de mortalité par cancer. Ne pas fumer, maintenir un poids santé en s’alimentant sainement et en faisant de l’exercice régulièrement demeure donc les meilleures armes disponibles aux femmes qui désirent profiter pleinement de leur prédisposition biologique à vivre plus longtemps. 

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