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La chronique de Richard Béliveau

Le mercredi 1er avril 2015

La chronique de Richard Béliveau Vieillir en santé : manger du poisson pour contrer le déclin cognitif

La matière grise du cerveau consomme à elle seule près de 20 % de tout l’oxygène utilisé par le corps humain. Ce métabolisme génère donc de grandes quantités de radicaux libres nocifs pour les cellules et plusieurs études montrent que ce stress oxydatif peut causer une perte de « flexibilité » du cerveau au cours du vieillissement, en particulier au niveau de la mémoire et de la capacité de raisonnement.

Comme pour l’ensemble des organes du corps, les habitudes de vie exercent une très grande influence sur  la santé du cerveau. Par exemple, des études ont montré que l’obésité ou le diabète de type 2 sont associés à une hausse significative du risque de déclin cognitif, tandis que l’activité physique régulière diminue ce même risque. 

Certaines études suggèrent que le type de protéines alimentaires consommées pourrait aussi influencer le risque de déclin cognitif. Le régime méditerranéen, par exemple, basé sur la consommation régulière de poissons et de légumineuses au lieu des viandes rouges, est associé à de meilleures fonctions cognitives et à une protection face à la maladie d’Alzheimer .

Pour mieux comprendre ce phénomène, une équipe de scientifiques américains a examiné par résonance magnétique le cerveau de 260 volontaires âgés de 65 ans et plus. Ils ont observé que les personnes qui mangeaient régulièrement du poisson (une fois par semaine) avaient un volume de matière grise plus important dans les régions du cerveau responsable de la mémoire (hausse de 4 %) et de la cognition (hausse de 14 %). Comme quoi nos mères avaient peut-être raison de dire que manger du poisson rend intelligent !
 
Il n’y a pas de doute que nos gestes quotidiens puissent augmenter ou diminuer le risque de souffrir d’un déclin cognitif en vieillissant. En ce sens, l’adoption de saines habitudes de vie dès le début de l’âge adulte (absence de tabagisme, maintien d’un poids corporel normal, pratique régulière de l’activité physique), combiné à une alimentation riche en végétaux et en protéines dérivées de poissons, pourrait s’avérer un puissant moyen de contrer les troubles cognitifs qui surviennent à des âges plus avancés. 



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