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La chronique de Richard Béliveau

Le lundi 4 mai 2015

La chronique de Richard Béliveau Vieillir en santé : mourir de vieillesse

Vivre au-delà de 100 années a toujours représenté un exploit rarissime, considéré avec curiosité, fascination et respect.  Le record absolu de longévité (connu) appartient à la française Jeanne Calment, décédée à l’âge vénérable de 122 ans et 164 jours. Une telle longévité représente évidemment un cas exceptionnel, mais il reste que le nombre de centenaires augmente rapidement dans plusieurs régions du monde : par exemple, on estime qu’il y avait sur la Terre 317,000 personnes âgées de 100 ou plus en 2011 et que ce nombre pourrait atteindre près de 18 millions à la fin du 21e siècle. Le corps humain possède donc le potentiel de soutenir les fonctions vitales jusqu’à un âge très avancé lorsqu’on parvient à éviter, ou à tout le moins retarder, l’apparition de maladies chroniques comme le cancer ou les maladies du cœur.
 
Devenir centenaire n’a pas seulement un impact sur la durée de l’existence, mais aussi sur la façon dont cette existence se termine au moment du décès.  Par exemple, des scientifiques ont récemment observé de grandes différences entre les causes de mortalité des centenaires et celles des plus « jeunes », âgés de 80 à 84 ans.  Alors que les principales causes de mortalité des octogénaires étaient le cancer et les maladies du cœur (44 % des décès), ces maladies ne représentent que 13 % de la mortalité des centenaires.  À l’inverse, plus de la moitié des personnes âgées de 100 ans ou plus décèdent d’une fragilité globale ou de pneumonies, une proportion beaucoup plus élevée que chez celles âgées de 80 à 84 ans (7 %).

La majorité des centenaires sont donc épargnés par les principales maladies chroniques et meurent tout simplement de vieillesse, soit en raison de l’usure des muscles et des os ou d’une baisse de l’immunité qui favorise les infections.  En d’autres mots, les centenaires sont une bonne illustration qu’une longue vie en bonne santé se termine très souvent par une mort douce et paisible. 

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